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Qualité de service, rentabilité: La Poste épinglée par la Cour des comptes
08/07/2010 14:53:12
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Affaire Stern: la Cour d'assises écoute la voix d'Edouard Stern
15/06/2009 15:43:55
La Cour d'assises de Genève a entendu lundi matin tour à tour la voix d'Edouard Stern et de sa maîtresse Cécile Brossard, qui a avoué avoir tué le banquier de quatre balles à bout portant le 28 février 2005.Manifestement dévoré par une passion hors de contrôle, Edouard Stern appelait compulsivement sa maîtresse, qui a conservé ses messages sur son répondeur.D'outre-tombe, la voix résonne dans la salle d'audience où pleure toujours Cécile Brossard, en veste blanche, sa chevelure blonde rassemblée en une sage queue de cheval, au quatrième jour du procès. "Je serai toujours là pour toi, et je te demande d'être toujours là pour moi", lui dit-il encore deux jours avant d'être tué lors d'ébats sado-masochistes dans son appartement de Genève.Le 17 février, il avait tenté de joindre sa maîtresse une dizaine de fois, tour à tour transi, prévenant, insultant ou insistant.Les premières écoutes de la police après le meurtre, dont des extraits ont été aussi livrées à la Cour, montrent une Cécile Brossard froide et manipulatrice.Elle s'indigne d'être soupçonnée par la police, se lamente sur le sort de son amant."Je suis persuadée qu'il y a eu une mise en scène du meurtre", assure-t-elle à un proche. A un autre, disant se sentir menacée, elle lance: "c'est un type de la mafia qui l'a buté"."Tout le monde savait qu'il avait reçu des menaces de mort (...). Edouard avait toujours une arme sur lui. Ce soir-là, c'est la première chose qu'il m'a dite: j'ai oublié mon arme au bureau", dit-elle à la soeur de la victime en s'étonnant de cet "incroyable enchaînement d'événements négatifs".Ses interlocuteurs, qu'elle harcèle au téléphone jusqu'en pleine nuit, sont plein de prévenance, tentent de la rassurer, sont persuadés de son innocence. "Je me fais couper la tête pour toi... Je sais que ce n'est pas toi", lui dit l'un d'eux.Auprès de la soeur d'Edouard Stern, Cécile Brossard se plaint du procès "abominable" que le banquier avait décidé de lui intenter pour récupérer le million de dollars qu'il lui avait versé sur un compte bloqué, et dont elle devait percevoir les intérêts."Encore un choc!", s'écrie-t-elle. "J'ai souffert pour lui pendant quatre ans", se plaint-elle.
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