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Les Films de la semaine : trahison, manipulation et grands sentiments
02/08/2010 17:09:47
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Culture
Les films de la semaine : un thriller-labyrinthe, un amour différent
19/07/2010 17:12:13
Un thriller labyrinthique qui réunit Leonardo DiCaprio et Marion Cotillard, "Inception", une histoire d'amour originale dont le héros est doté de 21 chromosomes, "Yo tambien" et un drame mexicain de l'immigration sont à découvrir dans les salles obscures cette semaine.
- "Inception" de Christopher Nolan (Etats-Unis, 2h28) avec Leonardo DiCaprio, Marion Cotillard, Ellen Page, Ken Watanabe, Cillian Murphy, Joseph Gordon-Levitt. Signé par l'auteur de "The Dark Knight" et "Batman begins", "Inception" réunit pour la première fois Leonardo DiCaprio et Marion Cotillard dans un thriller labyrinthique où un cambrioleur pille les secrets enfouis dans le subconscient de ses victimes. Traqué par des multinationales dont il a subtilisé les secrets industriels, Cobb se voit confier par un richissime homme d'affaires une tâche réputée impossible : l'"inception" ou implantation d'une idée dans l'esprit d'un homme, héritier d'un puissant groupe financier. Mais le souvenir obsédant de sa femme morte rend Cobb vulnérable. Malgré son incontestable réussite visuelle et le talent de ses acteurs, "Inception" pâtit d'un scénario de thriller extrêmement tortueux, doublé d'une intrigue secondaire sentimentale un peu vague et larmoyante. Et les héros y explicitent en permanence, dans les dialogues, les méandres de l'histoire pour ne pas semer le spectateur en route.
- "Yo tambien" d'Alvaro Pastor et Antonio Naharro (Espagne, 1h43) avec Lola Duenas, Pablo Pineda, Lourdes Naharro. Daniel, un jeune diplômé décroche son premier emploi dans un centre social de Séville au sud de l'Espagne où il rencontre une séduisante collègue, Lola. Anticonformiste, drôle, mais aussi instable et vulnérable, Lola aime rire avec Daniel. Lorsque celui-ci tombe amoureux d'elle, la jeune femme est décontenancée et doit affronter ce qui les sépare : Daniel est trisomique. Bien écrit, drôle et délicatement mené, ce premier long métrage s'inspire de la vie de son comédien, Pablo Pineda, un jeune homme trisomique qui s'exprime parfaitement, possède de grandes capacités d'adaptation et un fort sens de l'humour. Premier trisomique à décrocher un diplôme universitaire en Europe, il a donné des conférences dans plusieurs pays pour changer le regard sur la trisomie. "Moi aussi" (en français) a été sélectionné au Festival de cinéma indépendant de Sundance (Utah, Etats-Unis) et a remporté un double prix d'interprétation au Festival de Saint-Sebastien, au nord-ouest de l'Espagne.
- "La blonde aux seins nus" de Manuel Pradal (France, 1h40) avec Nicolas Duvauchelle, Vahina Giocante, Steve Le Roi. Inséparables, soudés face à un père violent et orphelins de mère, deux frères, Julien et Louis, le premier âgé de 25 ans et le second de 12 ans, travaillent et vivent sur une péniche, à Paris. Le transport de gravier sur la péniche et d'occasionnels menus larcins leur permettent de vivre modestement. Un jour un receleur leur propose de voler un Manet, La blonde aux seins nus, exposé au musée d'Orsay. Louis emporte la toile mais est pris en chasse par une gardienne du musée, Rosalie. Les frères la kidnappent dans la cale de la péniche et se font la belle. Auteur de "Marie baie des Anges", "Ginostra" et "Un crime", Manuel Pradal est indéniablement talentueux : il sait s'imprégner des lieux pour installer une atmosphère et diriger ses acteurs. Mais il pêche ici avec un scénario qui multiplie les invraisemblances, faisant surgir et disparaître de menaçants malfrats sans cohérence aucune et donnant aux actes de ses personnages des motivations si contradictoires qu'ils font figure de pantins.
- "City of life and death" de Chuan Lu (Chine, 2h15, titre original "Nanjing ! Nanjing !", film interdit aux moins de douze ans) avec Liu Ye, Yuanyuan Gao, Hideo Nakaizumi. Chine, 1937. Aux portes de Nankin, capitale de la Chine, l'armée impériale japonaise lance l'offensive. À l'intérieur, les soldats chinois hésitent entre se rendre et résister. Les soldats japonais entrent dans la ville fantôme dont une partie de la population a fui, avec ordre de ne pas faire de prisonniers. Le "Massacre de Nankin" débute. Une fresque historique impressionnante, avec quelques morceaux de bravoure si empreints de patriotisme chinois que le film se rapproche d'une oeuvre de propagande.
- "La forêt contre-attaque" de Rober Kumble (Etats-Unis, 1h32, titre original "Furry vengeance") avec Brendan Fraser, Brook Shields, Ken Jeong. Panique dans la forêt : les arbres vont être rasés pour faire place à un centre commercial. Un raton laveur, un écureuil, un ours et une loutre s'associent pour faire échouer le projet et sabotent le chantier.
- "Lluvia" de Paula Hernandez (Argentine, 1h50) avec Valeria Bertuccelli, Ernesto Alterio. Depuis trois jours, la pluie tombe sur Buenos Aires. Alma et Roberto ne se connaissent pas encore. Solitaires et vulnérables, à la merci des flots diluviens, ils flânent tous deux à travers la capitale. Leur rencontre fortuite va bouleverser leurs vies.
- "Norteado" de Rigoberto Perezcano (Mexique, 1h34) avec Harold Torres, Sonia Couoh, Alicia Laguna, Luis Cardenas. Andres arrive à la frontière mexicaine afin de la traverser pour se rendre aux Etats-Unis. Entre chacune de ses tentatives, il découvre la ville de Tijuana. Coincé là en attendant d'échafauder un plan, Andres trouve un petit boulot dans une modeste épicerie tenue par deux femmes, et noue des liens avec elles.
- "Le premier qui l'a dit" de Ferzan Ozpetek (Italie, 1h50, "Mine Vaganti") avec Riccardo Scamarcio, Nicole Scamarcio, Alessandro Preziosi, Ennio Fantastichini, Lunetta Savino. Chez les Cantone, une dynastie familiale des Pouilles, Tommaso, le benjamin, s'apprête à révéler son homosexualité mais son aîné, Antonio, le précède. Scandale, le fils indigne est chassé. Tommaso devra reprendre l'affaire familiale et perpétuer le nom des Cantone. Mais ses amis romains débarquent pour une visite-surprise.
- "Vertige d'une rencontre" documentaire de Jean-Michel Bertrand (France, 1h15). La vallée natale du réalisateur est son lieu de vie : chaque jour il s'y fond dans le paysage, pour voir et comprendre "la place de chacun". Il cherche à apercevoir un aigle, trouver son nid, le suivre sans être vu.
- "Vic le Viking" film de Michael Herbig (Allemagne, 1h43, titre original "Wickie the mighty viking") avec Jonas Hämmerle, Waldemar Kobus. Vic n'est ni fort, ni courageux ni braillard comme les autres Vikings. Mais il est très intelligent. Lorsque des pillards attaquent son village et emmènent tous les enfants, seul Vic leur échappe. Vic se glisse à bord du drakkar qui emmène les meilleurs guerriers du village à leur poursuite.
- "White night wedding" de Baltasar Kormakur (Islande, 1h36) avec Hilmir Snaer Gudnason, Laufey Eliasdottir. Jon s'apprête à convoler en deuxièmes noces avec une jeune femme. Mais les nuages s'accumulent : future belle-mère opposée au mariage, prêt à rembourser, témoin ivre...
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